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La chaudière Yanick Toutain [1982] |
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La Terre Est Un désert Yanick Toutain [1982] |
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73 Yanick Toutain [1983] Ecrit le 11 septembre 1983 après avoir vu, à la télévision, les défilés de la première protestad dans les rues de Santiago du Chili, devant les militaires du pouvoir fasciste encore en place. |
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Nous étions dans les rues Des milliers lentement A marcher les mains nues Nous n'avions que nos cris Nos larmes, nos poings fermés Pour pleurer ce pays Qu'ils avaient écrasé Le bruit de ces bottes Le cri de ces armes Résonne dans nos têtes A jaillir des larmes Le bruit de ces bottes Le cri de ces larmes Résonne dans nos têtes A jaillir des armes Il y avait Jara Qui n' pouvait plus jouer Et dans tous ces stades Tous ces prisonniers Ce onze septembre Resté en mémoire Cette ville en cendre A l'aube d'un soir Le bruit de ces bottes Le cri de ces armes Résonne dans nos têtes A jaillir des larmes Le bruit de ces bottes Le cri de ces larmes Résonne dans nos têtes A jaillir des armes L'automne fut dur L'année 73 Cette blessure Nous déchire et nous pèse Nous les avions vu Préparer leurs armes Face au peuple nu Que rien ne désarme A des kilomètres Les chefs des gratte-ciel Préparèrent les traîtres Dans leurs citadelles Le bruit de ces bottes Le cri de ces armes Résonne dans nos têtes A jaillir des larmes Le bruit de ces bottes Le cri de ces larmes Résonne dans nos têtes A jaillir des armes Vingt ans ont passé Vingt ans de grisaille Pour les enfants nés Entre ces tenailles Des années de guerre La faim qui travaille Mais l'espoir se terre Entre deux batailles Le bruit de ces bottes Le cri de ces armes Résonne dans nos têtes A jaillir des larmes Le bruit de ces bottes Le cri de ces larmes Résonne dans nos têtes A jaillir des armes L'automne fut dur L'année 73 Cette blessure Nous déchire et nous pèse * * * * * |
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Les cousins du midi Yanick Toutain [1984] |
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Le soleil se couchait * * * * * |
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Pas sa faute Yanick Toutain [1983] |
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Qui r’ met son rock and roll Tu sais moi j’aime bien ça Mais là vraiment c’est l’ ras-l’ bol Ch’ uis rincé, ch’ uis crevé C’est pas vraiment la frite Et l’ dimanche à sept heures L’ hit parade, ça m’excite Mais c’est pas sa faute Même si moi j’en ai marre Elle en a plein les bottes De traîner son cafard Sa mère vient de sortir Alors elle en profite Pour prendre un peu son pied Pour sentir qu’elle existe Sa mère l’a engueulée En la traitant d’ fainiasse Et ses copains d’ tarés Tous de vrais dégeulasses Mais c’est pas sa faute Même si elle en a marre Elle en a plein les bottes De traîner son cafard Elle mène une vie de con Seize heures dans sa baraque A laver et à ranger Et elle en a sa claque Mais y faut qu’ tout soit net Y faut qu’ tout soit nickel Quand son mec est rentré Y flippe devant la vaisselle Mais c’est pas sa faute Même si elle en a marre Il en a plein les bottes De traîner son cafard Y bosse dans une usine Qui construit des bagnoles Des caisses qui s’usent bien vite Quat’ roues et puis d’ la tôle Et puis y a ces p’tits cons Qui sont derrière son dos Pour bosser pour pisser Y z’ont toujours l’chrono Mais c’est pas leur faute Même si lui en a marre Il en a plein les bottes De traîner son cafard Ce sont des mecs paumés Des mecs comme toi et moi Y z’ont quitté leurs champs Là-bas, y l’étalaient pas On les a mis O.S. C’est tout c’ qui pouvaient faire Mais les autres ont compris Qu’ y pouvaient faire l’affaire Mais c’est pas leur faute Même si lui en a marre Ce sont p têt des lèche-bottes Mais ça guérit pas l’cafard
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Accroche-toi Yanick Toutain [1984] |
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Pourquoi faut-il que ces espoirs Ces rêves de paix de liberté On cherche à nous faire croire Qu’ils sont passes de mode Juste bons à jeter C’est le temps du chacun pour soi Serré dans ta maison Ton canon sur le toit Assis dans ton fauteuil La télé à huit heures Tu les regardes en train D’ manipuler tes peurs Pourquoi faut-il que ces espoirs Ces rêves de paix de liberté On cherche à nous faire croire Qu’ils sont passes de mode Juste bons à jeter Accroche-toi à tes rêves Ne laisse pas cette société Te harceler sans trêve Sans pitié Accroche toi à tes espoirs Ne les laisse pas se noyer Continue de croire A la liberté C’est le temps du chacun pour soi Serré dans ta maison Ton canon sur le toit Assis dans ton fauteuil La télé à huit heures Tu les regardes en train D’ manipuler tes peurs Pourquoi faut il que ces espoirs Ces rêves de paix de liberté On cherche à nous faire croire Qu’ils sont passes de mode Juste bon à jeter Accroche-toi à tes rêves Ne laisse pas cette société Te harceler sans trêve Sans pitié Accroche toi à tes espoirs Ne les laisse pas se noyer Continue de croire A la liberté * * * * * |
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CHANSON D'ESPOIR Yanick Toutain [1984] |
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Ils gaspillent nos chances Ils détruisent la sève De ce monde immense Ils détruisent les forets Acident les arbres Empoisonnent l'air Pour quelques dollars Retiens tes larmes Retiens tes pleurs Ils ont les armes Pas le bonheur C'est juste une chanson d'espoir Une chanson pour pas avoir peur dans le noir Juste une chanson Pour l'avenir Une chanson pour qu 'tu ne perdes pas ton sourire C'est juste une chanson pour éclaircir Ce futur qui effraye tes nuits sans dormir Juste une chanson qui te rappelle Que la Terre est belle * * * * * |
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Dans la pluie Yanick Toutain [1984] |
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Quand le temps est lourd Perces les nuages Eclate ces rires Qui vivent en cage Quand tu ris tu cours A travers tes âges Ce sont tes désirs Qui ne sont pas sages Si dans la tempête T’as peur de couler Repenses à ces fêtes Qui durent tout l’été Si dans le naufrage T’as peur de t’noyer Reprends donc courage Tu peux espérer Quand le temps est lourd Perces les nuages Eclate ces rires Qui vivent en cage Quand tu ris tu cours A travers tes âges Ce sont tes désirs Qui ne sont pas sages * * * * * |
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Océan Yanick Toutain [1984] |
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La coque qui craque dans les courants Eclaboussure d'écumes Les voiles qui claquent dans le vent Fantômes dans la brume Tu rêves d'océan Tu rêves de mers aux noms éclatants Tu rêves d'océans La mouette crie au vent du large Les vagues qui se creusent Le ciel qui pèse sur les nuages La mer devient houleuse Tu rêves d'océan Tu rêves de mers aux noms éclatants Tu rêves de frégates qui courent dans le vent Tu rêves d'océans * * * * * |
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Viens dans ce monde Yanick Toutain [1985] |
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Viens dans ce monde Où les rêves sont des îles Où tu seras volontaire ou fragile Viens dans ce monde Où les rêves sont des fils Qui peuvent casser Ou lier des presqu’îles Tu as deux ans L’heure des rires et des jeux Ces larmes qui passent Sont des gouttes qui s’effacent Tu t’étonnes d’un rien Des questions sans pudeur Tu veux savoir Les lumières, les odeurs Viens dans ce monde Où les rêves sont des îles Où tu seras volontaire ou fragile Viens dans ce monde Où les rêves sont des fils Qui peuvent casser Ou lier des presqu’îles Laisse tes peurs Ne te laisse pas impressionner Par ce monde Et sans pitié Ce monde où tu es né Pour tes cinq ans Tu connus tes premières peines L’amitié Qu’il faut garder comme une graine Tu n’as pas encore perdu la surprise Ces étonnements qui... et te grisent Viens dans ce monde Où les rêves sont des îles Où tu seras volontaire ou fragile Viens dans ce monde Où les rêves sont des fils Qui peuvent casser Ou lier des presqu’îles * * * * * |
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Devant la glace Yanick Toutain [1985] |
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Mais quand le soir descend Elle entend derrière les murs Ces rires d’enfants Qui sont la vie, qui rassurent Elle te fait peur Dans son désert Tu peux la serrer contre toi très fort Tu la sens toujours solitaire Mais quand le soir descend Elle entend derrière les murs Ces rires d’enfants Qui sont la vie, qui rassurent Elle voudrait tenir dans ses bras Tenir sur son cœur Cet enfant qu’elle aurait de toi Tous ses parfums Ses artifices Ses tuniques de satin Ne peuvent cacher ses yeux si tristes Mais quand le soir descend Elle entend derrière les murs Ces rires d’enfants Qui sont la vie, qui rassurent Elle voudrait tenir dans ses bras Tenir sur son cœur Cet enfant qu’elle aurait de toi Et pour que son amour pour toi renaisse Il faut qu’elle sente dans son corps Cet enfant cette vie sans cesse Ce double de toi qui te fait si peur Devant la glace Elle soigne son corps Derrière son masque Elle cache ses peurs Mais quand le soir descend Elle entend derrière les murs Ces rires d’enfants Qui sont la vie, qui rassurent Elle voudrait tenir dans ses bras Tenir sur son cœur Cet enfant qu’elle aurait de toi Et pour que son amour pour toi renaisse Il faut qu’elle sente dans son corps Cet enfant cette vie sans cesse Ce double de toi ! * * * * * |
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Il l'emprisonne Yanick Toutain [1985] |
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Elle éclate de vivre ainsi Une vie sans surprise Sans rêves aussi Elle éclate de vivre dans le gris Il la sert contre lui Il la cramponne Il l’englue avec lui Dans cette vie monotone Il surveille ses envies Il la soupçonne Il veut même interdire Tout ce qui la passionne Elle éclate de vivre ainsi Une vie sans surprise Sans rêves aussi Elle éclate de vivre dans le gris Une vie sans éclat Une vie sans surprise Tes enfants dans tes pas S’accrochent à ta chemise Une vie sans mystère Une vie qui s’éternise Ces enfants t’es leur mère Mais tu sens qu’ ça t’épuise Tu la tiens dans tes bras Tu l’emprisonnes Tu la sers contre toi Tu la cramponnes Tu as peur qu’elle te quitte Qu’elle t’abandonne Mais elle s’enfuit sans toi Elle papillonne * * * * * |
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J'ai essayé Yanick Toutain [1986] |
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Mais elle dort Yanick Toutain [1986] |
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Mais elle dort Et je m’endors aussi Et nos corps Sont comme deux ennemis (…) * * * * * |
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Rien qui gaze Yanick Toutain [1986] |
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Ta chanson Yanick Toutain [1986] |
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Pour quelques heures Le cœur qui sort de sa coquille Le cœur qui vibre Le cœur qui, libre Sort de son exil Quelques paroles Des mots tout doux Des mots qui cajolent Un air qui glisse Une mélodie A l’instant propice Pour quelques heures Le cœur qui sort de sa coquille Le cœur qui vibre Le cœur qui, libre Sort de son exil * * * * * |
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Je ferai le tour du monde Yanick Toutain [1986] |
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Je ferai le tour du monde Pour revivre chaque seconde Ressentir des corps qui vibrent Des milliards d’instants si libres (…) * * * * * |
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L'amour univers Yanick Toutain [1987] |
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Je veux te faire * * * * * |
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Peur de t'aimer Yanick Toutain [1987] |
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J'ai peur de t'aimer (…) * * * * * |
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