CHANSONS 82 -87 


 Après 10 ans de militantisme trotskiste (73 82) sans aucune écriture artistique, un cycle de 6 ans a produit les textes qui suivent : Certaines ont été chantées sur scène, d'autres non. Les dernières ont subi la perte des cahiers-archives et sont reconstituées peu à peu, de mémoire.

* * * * *

La chaudière

Yanick Toutain [1982]



T'as voulu que ça change mais tu t'es fait baiser
Ils t'avaient pourtant dit : "C'est simple t'as qu'à voter"
Y s'cachent derrière des trucs, des bidules, des machins
Mais tu t'en rends bien compte, y t' prennent pour un crétin

Mais ça va péter, La vapeur s'accumule
La chaudière va sauter, T'entends pas l' bruit des bulles

Y en a plein dans la rue des toubibs, des méd'cins
Cadr's du supermarché et l'épicier du coin
Y sont tous à brailler : " Ca va de pire en pire ! "
Mais toi tu n'dis rien, mais c'est ton fric qui s'tire

Mais ça va péter, La vapeur s'accumule
La chaudière va sauter, T'entends pas l' bruit des bulles

Y en a plein dans la rue des toubibs, des méd'cins
Cadr's du supermarché et l'épicier du coin
Y sont tous à brailler : " Ca va de pire en pire ! "
Mais toi tu n'dis rien, mais c'est ton fric qui s'tire

Y a kek choz qui déconne y a kek chose qui va pas
Y t'ont pris pour une pomme y t' prennent pour un gaga
Y a kek choz qui déconne y a kek chose qui va pas
Y t'ont pris pour une pomme mais ça n' durera pas comme ça

Y en a qui pleurent un peu : " Tiens voilà un milliard !"
Et les voilà qui r' braillent - qu'est que c'est qu' ce cauchemar
Tu leur donnes 2 milliards, ils en veulent cinq ou dix
Mais d'où qu'y viens ce fric pendant qu'on sert la vis

Mais ça va péter, La vapeur s'accumule
La chaudière va sauter, T'entends pas l' bruit des bulles

* * * * *

La Terre Est Un désert

Yanick Toutain [1982]


La Terre est un désert traversé par les guerres La Terre est une ronde traversée par les bombes
Les enfants crient
Les enfants jouent
Leur appétit
Tout l' monde s'en fout
Dans les cités
Climatisées
Tous les banquiers
Comptent leurs billets
 
Et c'est la ronde
La fin d'un monde
Qui perd la boule
Et qui s'écroule
Et c'est la danse
Des peuples en souffrance
En overdose
Et qui explosent
La Terre est un désert traversé par les guerres La Terre est une ronde traversée par les bombes
Mais sous les décombres
S'éveille l'espoir
Que s'effondre
Ce monde sans gloire
Mais dans la poussière
S'éveille la colère
des peuples fiers
qui espèrent
Mais sous les décombres
S'éveille l'espoir
Que s'effondre
Ce monde sans gloire
Mais dans la poussière
une espérance
Traverse la Terre
que tout Recommence
Debout les damnés de la Terre
Debout les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère
C'est l'irruption de la faim

* * * * *

73

Yanick Toutain [1983]

Ecrit le 11 septembre 1983 après avoir vu, à la télévision, les défilés de la première protestad dans les rues de Santiago du Chili, devant les militaires du pouvoir fasciste encore en place.


C'était y a
30 ans
Nous étions dans les rues
Des milliers lentement
A marcher les mains nues
 
Nous n'avions que nos cris
Nos larmes, nos poings fermés
Pour pleurer ce pays
Qu'ils avaient écrasé
 
Le bruit de ces bottes
Le cri de ces armes
Résonne dans nos têtes
A jaillir des larmes
Le bruit de ces bottes
Le cri de ces larmes
Résonne dans nos têtes
A jaillir des armes
 
Il y avait Jara
Qui n' pouvait plus jouer
Et dans tous ces stades
Tous ces prisonniers
 
Ce onze septembre
Resté en mémoire
Cette ville en cendre
A l'aube d'un soir
 
Le bruit de ces bottes
Le cri de ces armes
Résonne dans nos têtes
A jaillir des larmes
Le bruit de ces bottes
Le cri de ces larmes
Résonne dans nos têtes
A jaillir des armes
 
L'automne fut dur
L'année 73
Cette blessure
Nous déchire et nous pèse

Nous les avions vu
Préparer leurs armes
Face au peuple nu
Que rien ne désarme
 
A des kilomètres
Les chefs des gratte-ciel
Préparèrent les traîtres
Dans leurs citadelles
 
Le bruit de ces bottes
Le cri de ces armes
Résonne dans nos têtes
A jaillir des larmes
Le bruit de ces bottes
Le cri de ces larmes
Résonne dans nos têtes
A jaillir des armes
 
Vingt ans ont passé
Vingt ans de grisaille
Pour les enfants nés
Entre ces tenailles
 
Des années de guerre
La faim qui travaille
Mais l'espoir se terre
Entre deux batailles
 
Le bruit de ces bottes
Le cri de ces armes
Résonne dans nos têtes
A jaillir des larmes
Le bruit de ces bottes
Le cri de ces larmes
Résonne dans nos têtes
A jaillir des armes
 
L'automne fut dur
L'année 73
Cette blessure
Nous déchire et nous pèse
 

* * * * *

Les cousins du midi

Yanick Toutain [1984]

Le soleil se couchait
Derrière la colline
Le mistral qui soufflait
On avait tous bonne mine
 
On avait passé la journée
Assis peinards derrière la maison
Le soleil nous avait chauffé
Même si c' n'était pas la saison
 
On était sur un vieux marais
Où il n'y avait que des chevaux
Parfois un train qui passait
Et très loin, les autos
 
Et puis le chien qui v'nait nous voir
Qui r' partait, tranquille, peinard
De temps en temps, il aboyait bien
Mais nous on n' voyait jamais rien
 
Chez les cousins du midi
Tout était plus facile
C'était le vrai paradis
En plein mois d'avril
 
La cousine par la fenêtre
Qui v'nait nous voir de temps en temps
Vous allez rentrer peut-être
Ou vous allez griller tous vivants
 
C'était tranquille, c'était peinard
On pensait même pas à avoir l' cafard
On laissait juste passer le temps
Et tout allait lentement
 
Le cousin qui se levait
Je vais me boire un p' tit pastis
Il est temps de se rentrer
Si t'en veux un faut qu' tu me l'dises
 
Il allait faire un petit tour
Pour voir si ses fleurs poussaient
C'était comme ça tous les jours
Il attendait p' têt le mois de mai
 
Chez les cousins du midi
Tout était plus facile
C'était le vrai paradis
En plein mois d'avril
 
Chez les cousins du midi
Tout était plus facile
C'était le vrai paradis
En plein mois d'avril

* * * * *

Pas sa faute

Yanick Toutain [1983]


Y
a la fille du d’ sus
Qui r’ met son rock and roll
Tu sais moi j’aime bien ça
Mais là vraiment c’est l’ ras-l’ bol
 
Ch’ uis rincé, ch’ uis crevé
C’est pas vraiment la frite
Et l’ dimanche à sept heures
L’ hit parade, ça m’excite
 

Mais c’est pas sa faute
Même si moi j’en ai marre
Elle en a plein les bottes
De traîner son cafard

 
Sa mère vient de sortir
Alors elle en profite
Pour prendre un peu son pied
Pour sentir qu’elle existe
 
Sa mère l’a engueulée
En la traitant d’ fainiasse
Et ses copains d’ tarés
Tous de vrais dégeulasses
 

Mais c’est pas sa faute
Même si elle en a marre
Elle en a plein les bottes
De traîner son cafard

 
Elle mène une vie de con
Seize heures dans sa baraque
A laver et à ranger
Et elle en a sa claque
 
Mais y faut qu’ tout soit net
Y faut qu’ tout soit nickel
Quand son mec est rentré
Y flippe devant la vaisselle
 

Mais c’est pas sa faute
Même si elle en a marre
Il en a plein les bottes
De traîner son cafard

 
Y bosse dans une usine
Qui construit des bagnoles
Des caisses qui s’usent bien vite
Quat’ roues et puis d’ la tôle
 
Et puis y a ces p’tits cons
Qui sont derrière son dos
Pour bosser pour pisser
Y z’ont toujours l’chrono
 

Mais c’est pas leur faute
Même si lui en a marre
Il en a plein les bottes
De traîner son cafard
 

Ce sont des mecs paumés
Des mecs comme toi et moi
Y z’ont quitté leurs champs
Là-bas, y l’étalaient pas
 
On les a mis O.S.
C’est tout c’ qui pouvaient faire
Mais les autres ont compris
Qu’ y pouvaient faire l’affaire
 

Mais c’est pas leur faute
Même si lui en a marre
Ce sont p têt des lèche-bottes
Mais ça guérit pas l’cafard

 

* * * * *

Accroche-toi

Yanick Toutain [1984]


J’en ai marre de ces sourires figés
De ces mains tendues les poings serrés
J’en ai marre de cette agressivité
De ces haines, ces jalousies sans pitié
 

Pourquoi faut-il que ces espoirs
Ces rêves de paix de liberté
On cherche à nous faire croire
Qu’ils sont passes de mode
Juste bons à jeter

 
C’est le temps du chacun pour soi
Serré dans ta maison
Ton canon sur le toit
Assis dans ton fauteuil
La télé à huit heures
Tu les regardes en train
D’ manipuler tes peurs

 
Pourquoi faut-il que ces espoirs
Ces rêves de paix de liberté
On cherche à nous faire croire
Qu’ils sont passes de mode
Juste bons à jeter
 

Accroche-toi à tes rêves
Ne laisse pas cette société
Te harceler sans trêve
Sans pitié
Accroche toi à tes espoirs
Ne les laisse pas se noyer
Continue de croire
A la liberté

 
C’est le temps du chacun pour soi
Serré dans ta maison
Ton canon sur le toit
Assis dans ton fauteuil
La télé à huit heures
Tu les regardes en train
D’ manipuler tes peurs

 
Pourquoi faut il que ces espoirs
Ces rêves de paix de liberté
On cherche à nous faire croire
Qu’ils sont passes de mode
Juste bon à jeter
 

Accroche-toi à tes rêves
Ne laisse pas cette société
Te harceler sans trêve
Sans pitié
Accroche toi à tes espoirs
Ne les laisse pas se noyer
Continue de croire
A la liberté

* * * * *

CHANSON D'ESPOIR

Yanick Toutain [1984]


C'est juste une chanson d'espoir
Une chanson pour pas avoir peur dans le noir
Juste une chanson
Pour l'avenir
Une chanson pour qu'tu n'perdes pas ton sourire
 
C'est juste une chanson pour éclaircir
Ce futur qui effraye tes nuits sans dormir
Juste une chanson qui te rappelle
Que la Terre est belle

Ils nous gâchent nos rêves
Ils gaspillent nos chances
Ils détruisent la sève
De ce monde immense

Ils détruisent les forets
Acident les arbres
Empoisonnent l'air
Pour quelques dollars

Retiens tes larmes
Retiens tes pleurs
Ils ont les armes
Pas le bonheur

C'est juste une chanson d'espoir
Une chanson pour pas avoir peur dans le noir
Juste une chanson
Pour l'avenir
Une chanson pour qu 'tu ne perdes pas ton sourire

C'est juste une chanson pour éclaircir
Ce futur qui effraye tes nuits sans dormir
Juste une chanson qui te rappelle
Que la Terre est belle

* * * * *

Dans la pluie

Yanick Toutain [1984]


Quand t’es dans la pluie
T’oublies le soleil
Quand t’es dans l’ennui
T’ oublies ce qui t’émerveille
 
Quand t’es dans l’orage
T’'oublies la brise
En colère et en rage
T’oublies ce qui te grise

 
Quand le temps est lourd
Perces les nuages
Eclate ces rires
Qui vivent en cage
 
Quand tu ris tu cours
A travers tes âges
Ce sont tes désirs
Qui ne sont pas sages

 
Si dans la tempête
T’as peur de couler
Repenses à ces fêtes
Qui durent tout l’été
 
Si dans le naufrage
T’as peur de t’noyer
Reprends donc courage
Tu peux espérer
 

Quand le temps est lourd
Perces les nuages
Eclate ces rires
Qui vivent en cage
 
Quand tu ris tu cours
A travers tes âges
Ce sont tes désirs
Qui ne sont pas sages

 

* * * * *
 

Océan

Yanick Toutain [1984]


La mouette crie au vent du large
Les vagues qui se creusent
Le ciel qui pèse sur les nuages
La mer devient houleuse
 
Tu rêves d'océan
 
La coque qui craque dans les courants
Eclaboussure d'écumes
Les voiles qui claquent dans le vent
Fantômes dans la brume
 
Tu rêves d'océan
Tu rêves de mers aux noms éclatants
Tu rêves d'océans

 
La mouette crie au vent du large
Les vagues qui se creusent
Le ciel qui pèse sur les nuages
La mer devient houleuse
 
Tu rêves d'océan
Tu rêves de mers aux noms éclatants
Tu rêves de frégates qui courent dans le vent
Tu rêves d'océans

 

* * * * *

Viens dans ce monde

Yanick Toutain [1985]


Mon fils est né
Il y a deux heures à peine
Juste un sourire
Pour deux corps qui s’étreignent
 
Il dort doucement
Dans un sommeil tranquille
Une caresse sur le front
D’une main malhabile
 

Viens dans ce monde
Où les rêves sont des îles
Où tu seras volontaire ou fragile
 
Viens dans ce monde
Où les rêves sont des fils
Qui peuvent casser
Ou lier des presqu’îles
 

Tu as deux ans
L’heure des rires et des jeux
Ces larmes qui passent
Sont des gouttes qui s’effacent

 
Tu t’étonnes d’un rien
Des questions sans pudeur
Tu veux savoir
Les lumières, les odeurs

 
 
Viens dans ce monde
Où les rêves sont des îles
Où tu seras volontaire ou fragile
 
Viens dans ce monde
Où les rêves sont des fils
Qui peuvent casser
Ou lier des presqu’îles

 
 
Laisse tes peurs
Ne te laisse pas impressionner
Par ce monde
Et sans pitié
Ce monde où tu es né

 
 
Pour tes cinq ans
Tu connus tes premières peines
L’amitié
Qu’il faut garder comme une graine
 
Tu n’as pas encore perdu la surprise
Ces étonnements qui... et te grisent

 
 
Viens dans ce monde
Où les rêves sont des îles
Où tu seras volontaire ou fragile
 
Viens dans ce monde
Où les rêves sont des fils
Qui peuvent casser
Ou lier des presqu’îles

 
  * * * * *

Devant la glace

Yanick Toutain [1985]


Devant la glace
Elle soigne son corps
Derrière son masque
Elle cache ses pleurs
 
Elle se fait belle
Elle se maquille
Se trace des yeux sensuels
Des yeux de braise
Qui scintillent
 

Mais quand le soir descend
Elle entend derrière les murs
Ces rires d’enfants
Qui sont la vie, qui rassurent

 
Elle te fait peur
Dans son désert
Tu peux la serrer contre toi très fort
Tu la sens toujours solitaire

 
Mais quand le soir descend
Elle entend derrière les murs
Ces rires d’enfants
Qui sont la vie, qui rassurent
Elle voudrait tenir dans ses bras
Tenir sur son cœur
Cet enfant qu’elle aurait de toi

 
Tous ses parfums
Ses artifices
Ses tuniques de satin
Ne peuvent cacher ses yeux si tristes

 
Mais quand le soir descend
Elle entend derrière les murs
Ces rires d’enfants
Qui sont la vie, qui rassurent
Elle voudrait tenir dans ses bras
Tenir sur son cœur
Cet enfant qu’elle aurait de toi

 

Et pour que son amour pour toi renaisse
Il faut qu’elle sente dans son corps
Cet enfant cette vie sans cesse
Ce double de toi qui te fait si peur

 

Devant la glace
Elle soigne son corps
Derrière son masque
Elle cache ses peurs
 

Mais quand le soir descend
Elle entend derrière les murs
Ces rires d’enfants
Qui sont la vie, qui rassurent
Elle voudrait tenir dans ses bras
Tenir sur son cœur
Cet enfant qu’elle aurait de toi

 

Et pour que son amour pour toi renaisse
Il faut qu’elle sente dans son corps
Cet enfant cette vie sans cesse
Ce double de toi !

 

* * * * *

Il l'emprisonne

Yanick Toutain [1985]


Il la tient dans ses bras
Il l’emprisonne
Plus parler à quelqu’un
Ni à personne
 
Il a peur qu’elle le quitte
Qu’elle l’abandonne
Tous ses rêves en faillite
Et il déconne

 
Elle éclate de vivre ainsi
Une vie sans surprise
Sans rêves aussi
Elle éclate de vivre dans le gris

 
Il la sert contre lui
Il la cramponne
Il l’englue avec lui
Dans cette vie monotone
 
Il surveille ses envies
Il la soupçonne
Il veut même interdire
Tout ce qui la passionne
 

Elle éclate de vivre ainsi
Une vie sans surprise
Sans rêves aussi
Elle éclate de vivre dans le gris

 
Une vie sans éclat
Une vie sans surprise
Tes enfants dans tes pas
S’accrochent à ta chemise
Une vie sans mystère
Une vie qui s’éternise
Ces enfants t’es leur mère
Mais tu sens qu’ ça t’épuise
 

Tu la tiens dans tes bras
Tu l’emprisonnes
Tu la sers contre toi
Tu la cramponnes
 
Tu as peur qu’elle te quitte
Qu’elle t’abandonne
Mais elle s’enfuit sans toi
Elle papillonne

* * * * *

J'ai essayé

Yanick Toutain [1986]


J’ai essayé
Toutes ces années
De l’oublier
Sans parvenir
A effacer
Les traces de son souvenir
 
I’ve crossed the rain
I‘ve crossed the ocean
I‘ve crossed the pain
Of my situation
I couldn't restrain
All my emotion
 
Forever
I’ll never forget her
 
I’ve phoned you just
To feel your voice
To feel the skin
Of your mouth
 
J’ai essayé par téléphone
De nier l’espace entre nos corps
J’ai essayé le temps qui passe
 
Half of my life without seeing you
Half of my life without hearing you
Only a hope
Just a call from you

* * * * *

Mais elle dort

Yanick Toutain [1986]


Je rêve qu’elle m’emmène
Dans le creux de son lit
Je rêve qu’elle me prenne
Dans ses bras endormis
 
 

Mais elle dort
Et je m’endors aussi
Et nos corps
Sont comme deux ennemis

(…)

* * * * *

Rien qui gaze

Yanick Toutain [1986]


Françoise
Y a rien qui gaze
Y a un truc qui déconne
Fallait qu’j’ te téléphone
 
T’es mon amie par téléphone
T’es une petite voix qui résonne
Tu es mon double
Tu es mon moi
Mais dans c dialogue
T'es p'têt plus toi
 

* * * * *

Ta chanson

Yanick Toutain [1986]


C’est ta chanson
C’est celle que je t’avais promise
Juste pour te dire
Ces notes, ces sons
Ces mots qui courtisent
 
 

Pour quelques heures
Le cœur qui sort de sa coquille
Le cœur qui vibre
Le cœur qui, libre
Sort de son exil

 
Quelques paroles
Des mots tout doux
Des mots qui cajolent
Un air qui glisse
Une mélodie
A l’instant propice

 
Pour quelques heures
Le cœur qui sort de sa coquille
Le cœur qui vibre
Le cœur qui, libre
Sort de son exil

 

* * * * *

Je ferai le tour du monde

Yanick Toutain [1986]


Deux adolescents allongés dans le noir
L’été de nos quinze ans
A cinq heures du soir
 
 
 

Je ferai le tour du monde
Pour revivre chaque seconde
Ressentir des corps qui vibrent

Des milliards d’instants si libres

(…)

* * * * *

L'amour univers

Yanick Toutain [1987]

Je veux te faire
L'Amour Univers
Te caresser
Comme on embrasse
La Terre
Je veux te faire
L'Amour planétaire
Et t'enlacer
Comme on traverse
Les mers
 
Nos deux peaux
Écorces terrestres
Se mêlant
Pour nous envelopper
Nous envoler
Comme deux astres
Et planer
Orbite apogée
 
Je veux te faire
L'Amour Univers
Te caresser
Comme on embrasse
La Terre
 
Je veux te faire
L'Amour planétaire
Et t'enlacer
Comme on traverse
Les mers
 
Les volcans
En explosion
Qui répandront
Leurs espérances
L'Himalaya
En réaction
Qui se mettra
En transe "


Les paroles de cette chanson ont été crées en juin 1987 lors de la fête de la musique à Valmont (76). La musique date aussi de 87, les arrangements cordes de septembre 2004.

 

* * * * *

Peur de t'aimer

Yanick Toutain [1987]


J'ai peur de t'aimer
J'ai peur de tomber
Par terre
J'ai peur de t'aimer
J'ai peur de couler
En mer
J'ai peur de ces rires
Que tu vas m'inspirer
J'ai peur des soupirs
Que je vais soupirer

J'ai peur de t'aimer
J'ai peur de tomber
Par terre
J'ai peur de t'aimer
J'ai peur de couler
En mer
J'ai peur des regards
Que tu vas jeter
Dans le bruit du soir
J'ai peur
De t'aimer

(…)

* * * * *

* * * * * * * * * *

Chansons

La nouvelle etincelle