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il n'en a pas, il est très fidèle -, mais Madame Dupond, sa femme, son unique femme... C'est donc une île très BCBG, très traditionaliste. Chaque élément est collé, apparié, associé à 1 élément et un seul. Et béni soit Bourkabi II, le pape, chaque petite maison de l'île accueille chaque petit couple qui se tient tendrement la main, en se gardant bien de porter les yeux sur la compagne d'un voisin : Monsieur Dupond ignore de façon ostentatoire Madame Dupont. Qui, elle-même, n'aurait jamais eu la moindre pensée pour Monsieur Durant. (Et, pour tout arranger, ils ont chacun un nom distinct). Le pape Bourkabi II célèbre les mariages dès la naissance. Il accorde sa bénédiction par sa formule sacrée : "Vous êtes en bijection". Bi veut dire qu'ils sont 2, comme les 2 roues d'une bicyclette, et non pas pratiquants contre nature. Il y a donc AUTANT de petits foyers, de petites maisons que de Bijections. L'officier d'État civil, Claude Norbert Richelieu de Sassetot, qui comptabilise les mariages, n'avait, à cette époque, qu'un travail léger à faire :
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La preuve de l'existence de dieu... pardon, de l'infini, est donnée par le paragraphe 1 de la bible cantorienne :"Au commencement était la Bijection". La Bijection c'est quoi ? Au début, c'est facile, très facile à comprendre : c'est de la LOGIQUE. Après, ça se complique, vous aurez du mal à comprendre, vous avez le sentiment d'être pris pour un con, tel Voltaire... là... c'est de la MATHEMATIQUE. Donc, soit une île. Des habitants. Hommes. Femmes. Au début, ils sont monogames. Ils sont mariés. 1 homme est marié avec une femme. Une femme est mariée avec 1 homme. Monsieur Dupont est le mari de Madame Dupont. Madame Dupont est la femme de Monsieur Dupont. Monsieur Dupond est le mari de Madame Dupond. Madame Dupond est la femme de Monsieur Dupond. Là, c'est simple. Si, en me promenant sur l'île, je croise Monsieur Dupond, je SAIS, A L'AVANCE, qu'il va me présenter, non pas sa maîtresse -
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Il y avait, à cette époque, AUTANT d'HOMMES que de FEMMES, autant de BIJECTIONS que d'HOMMES, autant de BIJECTIONS que de FEMMES. Il y avait, à cette époque - ami lecteur, je te demande de conserver ta patience, de conserver ton calme, car, derrière cette description idyllique dont la simplicité énerve ta patience, de sombres nuages noirs s'accumulent, un événement terrible se prépare : il te faut donc garder ton calme et goûter dans son entier, la totalité de la situation actuelle, faite de simplicité, d'harmonie et de logique - donc UNE BIJECTION par HOMME, UNE BIJECTION par FEMME... car, je te le rappelle, ami lecteur, la monogamie était strictement de règle. ( En fait, la rumeur dit aussi que c'était un peuple de jaloux possessifs épiant chacun de faits et gestes, des sourires, etc... de leurs partenaires... mais ça, l'histoire ne le dit pas et... nous nous égarons). CHAQUE mariage (bijectif) associant 1 homme et 1 femme, l'Officier d'État Civil, qui détenait les archives avait JUSTE à compter le NOMBRE de BIJECTIONS, à multiplier ce nombre par 2 et... là, il obtenait le nombre d'habitants.
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De la même façon, l'architecte et l'entrepreneur de travaux publics avaient, eux aussi, des calculs simples à faire : Il y a TANT de femmes... il FAUT TANT de maisons, la moitié du nombre d'habitants. Quand ils étaient 1000 sur l'île, il y avait donc, logiquement, 500 maisons... habitées par 500 hommes, 500 femmes, qui formaient 500 couples après 500 mariages, 500 bijections pour unir chaque homme à chaque femme. (Le croiras-tu, ami lecteur, je suis en train de déglinguer, de bousiller, de réduire en morceaux, en pièces, en train de broyer, de faire exploser, de réduire au néant... la TOTALITÉ de la PIÈCE ESSENTIELLE, du ROUAGE fondamental de la MATHÉMATIQUE : TOUT VA EXPLOSER !)
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