Les bulles dans la glace ou la

contradiction dans la contradiction

BOURGEOISIE

VS FORMOISIE

VS FORMARIAT

DANS LES LUTTES ACTUELLES

CONTRE LES RÉFORMES

LRU ET RETRAITES (1)

Yanick Toutain

samedi 17 novembre 2007

L'intérêt de la formoisie de la SNCF est contraire à l'intérêt de la bourgeoisie : Pour distribuer des cadeaux de 15 milliards d'euros à ses mandants, le valet de la bourgeoisie capitaliste, Nicolas Sarkozy, doit s'en prendre à son ennemie de classe, la formoisie.

Le salaire moyen d'un cheminot de la SNCF est de 2200 euros : l'intérêt du cheminot moyen est donc parfaitement contraire à l'intérêt de plus de 3 milliards de Terriens. En effet, en 1991, le PIB moyen par Terrien était de 300 euros. Il est possible qu'il ait grossi du double en 15 ans et qu'il avoisine les 600 euros.

Chaque salarié de la SNCF touche donc plus de trois fois la part égale de chaque Terrien.

Il vole donc au moins les parts de deux Terriens*.

Il a donc un intérêt contraire, contradictoire, avec celui des Terriens les plus pauvres.

Ces Terriens les plus pauvres - 3 milliards de Terriens - sont plus de la moitié des habitants de la Terre.

CONTRADICTION DANS LA CONTRADICTION

On a donc une contradiction entre la formoisie du Nord et la bourgeoisie capitaliste et une contradiction entre les salariés formés de la Terre du Nord et les salariés non formés de la Terre du Sud.

On doit remarquer qu'il apparaît aussi maintenant une formoisie relative au Sud : des salariés qui gagnent plus que le PIB moyen de leur propre pays.

Si les employés formois de la SNCF se battent le dos au mur, le résultat de leur combat sera simplement de modifier la répartition de ce que l'impérialisme vole aux travailleurs du Sud.

1848 1917

Lorsque les bourgeois libéraux de l'opposition parlementaire firent alliance avec les ouvriers pour renverser le pouvoir du roi Louis-Philippe, une fois le but atteint, ils ne tardèrent pas à se retourner vers la contradiction dans la contradiction : ce furent les journées de juin, les journée de la trahison, les journée de la scission du prétendu "Tiers-État".

Lorsque la bourgeoisie russe de 1905 se mit à fuir la révolution naissante pour retourner dans les eaux du tsarisme, sa propre contradiction aux féodaux, elle s'empressait de l'oublier, terrorisée par la contradiction dans la contradiction qu'elle voyait grandir.

Lorsqu'en 1917, la formoisie des employés russes, des travailleurs qualifiés russes envoya ses partis menchéviks au pouvoir négocier le partage des responsabilités avec le parti cadet de la bourgeoisie russe au sein du gouvernement provisoire, cette classe sociale ne tarda pas, effrayée par le formariat des ouvriers non qualifié et des pays pauvres, à inciter le fasciste Kornilov à préparer son coup d'Etat.

Les réponses des formoisie et bourgeoisie russes à la contradiction dans la contradiction - le parti bolchevique porteur des intérêts du formariat - furent la répression des journées de juillet, les tentatives de gouvernement fascistes de fin août et de fin octobre. La formoisie lâcha finalement son allié bourgeois (Le comploteur SR Kerensky lâcha la main du fasciste Kornilov) au dernier moment.

 

LE DÉPASSEMENT SERA LA FIN DES CLASSES SOCIALES :

TRAVAIL FACULTATIF

Les classes dominée exploiteuses sont obtuses et ne comprennent pas que leur sort est réglé : leur lutte contre la classe qui les opprime n'a plus aucun sens historique : la contradiction dans la contradiction les a rendu obsolètes.

Que les cheminots revendiquent de cesser leur activité professionnelle au service de la bourgeoisie après 37 ans et demi, cela est logique, qu'ils réclament de se mettre en vacances pour le reste de leur vie, cela est digne d'un éclat de rire homérique : la révolution, avec le travail facultatif rigolera de leur prétention de fainéant. Ils seront payés 1000 euros, mais bulleront sous les quolibets des travailleurs facultatifs.

Les étudiants révolutionnaires, en lutte contre le LRU, ceux qui cherchent à élargir leur combat aux SDF (du pont d'Austerlitz et d'ailleurs) qui meurent l'hiver, aux retraités qui touchent 544 euros par mois, aux précaires, aux chômeurs, sauront leur rappeler leur véritable intérêt : éjecter la bourgeoisie.

Les jeunes révolutionnaires sauront mettre en pratique la contradiction dans la contradiction en fondant un nouveau parti super-marxiste, hyper-marxiste, un parti d'intellectuels de chercheu(r)(ses), de rebelles, de néo-bolcheviques : à l'encontre des rêveurs qui veulent glander devant leur téléviseur de 60 ans à 90 ans : cette société de vieillards qui détruit la planète sera bientôt balayée !

Yanick Toutain

17/11/07 17:59

NOTES

*Ces calculs approximatifs ont pour fonction (dans leur "approximativité") de tenter de briser la mauvaise foi du lecteur occidental.

L'argument du pouvoir d'achat réel modifie les résultats en retranchant 10 à 15 % pour les pays développés : 2200 euros monétaires (numéraux) équivalent donc à 2000 euros réels à dépenser. Mais pour les pays les plus pauvres, cette modification multiplie par deux ou trois leur revenu affiché : un salaire de 30 euros équivaut à 90 euros de revenu réel. Un salaire de 100 euros équivaut à 200 euros réels.

Cette mauvaise foi habituelle dans les eaux du faux trotskysme pro impérialiste oublie toujours que le salaire direct est une partie du salaire : le patron paye 60 % de plus. Le véritable salaire englobe la totalité. Le véritable salaire des cheminots de la SNCF est bien plus élevé que 2200 euros.

De plus, les services publics dont bénéficient les travailleurs du Nord sont eux aussi à inclure dans les revenus.

Ces deux facteurs suffisent à compenser largement le fait que n'aient pas été prises en compte les demi parts qui seraient versées pour les plus jeunes enfants.

Enfin, le dernier argument est le fait que l'investissement n'ait pas été,lui non plus, pris en compte.

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